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Interview avec
Sarah Bloyet, 

Libératrice de temps pour entrepreneuses ambitieuses

Sarah Bloyet aime les listes, les carnets et les dossiers bien rangés depuis toujours. Elle a passé plus de dix ans à organiser la vie des autres dans le secteur administratif, jusqu’au burn-out de 2020. Aujourd’hui elle dirige Assistarya, une agence d’accompagnement à 360°, et elle le fait exactement comme elle est : bretonne, introvertie, hypersensible, et parfaitement heureuse en coulisses.

Qui es-tu, Sarah ?

Je m’appelle Sarah Bloyet, je suis Bretonne et fondatrice d’Assistarya, une agence d’accompagnement à 360° dédiée aux entrepreneuses et aux entreprises. Depuis plus de 10 ans, j’évolue dans l’univers de l’administratif, un métier que j’ai choisi par passion alors qu’il est souvent perçu comme une contrainte. J’aime organiser, structurer, anticiper et transformer le chaos en clarté. Derrière cette passion se cache surtout une conviction profonde : lorsque les fondations sont solides, chacun peut se consacrer pleinement à ce qui le fait vibrer.

Après un burn-out en 2020, j’ai profondément repensé ma vision du travail et de la réussite. Cette épreuve m’a appris qu’aucun projet ne devrait se construire au détriment de soi-même. C’est ce qui m’a poussée à entreprendre en 2022, puis à créer Assistarya avec une mission simple : aider les dirigeantes à retrouver du temps, de la sérénité et le plaisir de se concentrer sur ce qui les anime vraiment.

Aujourd’hui, à travers mon agence, j’accompagne les entrepreneuses, les entreprises et les assistantes virtuelles dans leur organisation, leur développement, leurs projets et leur structuration. J’ai à cœur d’être un véritable soutien pour celles et ceux qui portent déjà beaucoup au quotidien.

Quand je ne suis pas en train de structurer des projets ou d’accompagner mes clientes, j’aime ralentir. On me retrouve souvent avec un livre entre les mains, de la musique dans les oreilles, une bougie allumée et mon chat noir à proximité. Entre mes tatouages, mes longs cheveux noirs et mon amour des ambiances cosy, certaines personnes me disent que j’ai un petit côté sorcière bretonne. Je préfère penser que j’aime simplement mettre un peu de magie dans le quotidien.

Ma plus grande fierté aujourd’hui est d’avoir transformé une épreuve de vie en un projet profondément humain, utile et porteur de sens.

Qu’est-ce qui t’a donné le déclic pour te lancer à ton compte ?

Le véritable déclic est arrivé après un burn-out en 2020. Avant cela, j’avais passé plus de 10 ans dans l’administratif, principalement dans le secteur médical. Travailler au contact de professionnels de santé, d’étudiants et de patients m’a profondément marquée et a renforcé une valeur qui me guide encore aujourd’hui : prendre soin des autres. J’aimais profondément mon métier, mais cette période m’a obligée à ralentir et à remettre beaucoup de choses en question. J’ai pris conscience des dégâts que peuvent provoquer la surcharge mentale, l’épuisement et l’impression de devoir tout gérer seule. Cette épreuve a profondément transformé ma vision du travail, mais aussi ma vision de la réussite.

Je ne voulais plus simplement exercer un métier : je voulais avoir un impact concret dans la vie des personnes que j’accompagnais. En 2022, j’ai donc fait le choix de l’entrepreneuriat avec l’envie d’aider les dirigeantes à retrouver du temps, de la sérénité et de l’espace pour se consacrer à ce qui les fait vibrer vraiment.

Au fil des années, j’ai vu mes clientes grandir, recruter, lancer de nouveaux projets, organiser des événements ou repenser complètement leur organisation. Je me suis naturellement retrouvée à les accompagner bien au-delà de l’administratif. C’est de cette évolution qu’est née Assistarya : l’envie de proposer un accompagnement à 360°, plus global, plus stratégique et toujours profondément humain.

Mais l’agence est également née d’une autre conviction forte. Ayant moi-même connu la solitude de l’entrepreneuriat, je souhaitais créer un environnement où les assistantes virtuelles pourraient évoluer ensemble, s’entraider, partager leurs expériences et grandir au sein d’une équipe. Parce que je suis convaincue que l’on va plus loin ensemble que seule.

Aujourd’hui, je suis convaincue qu’une entreprise peut être performante sans sacrifier la personne qui la porte. C’est cette conviction qui guide chacune de mes décisions et qui donne tout son sens à Assistarya.

Qu’est-ce qui te passionne tant dans ton domaine et t’a donné envie d’en faire ton métier ?

Je crois que je suis tombée dedans toute petite ! Ma mère est banquière, alors j’ai grandi dans un univers où l’organisation, la rigueur et les chiffres faisaient partie du quotidien. J’ai toujours aimé les listes, les carnets, les dossiers bien rangés et tout ce qui permet de transformer le chaos en clarté. Là où certaines personnes voient de la paperasse ou des contraintes, moi je vois des solutions, des opportunités d’amélioration et des moyens de simplifier la vie des autres.

Après plus de 10 ans dans l’administratif, cette passion ne m’a jamais quittée. Pourtant, ce qui me plaît le plus aujourd’hui, c’est ce que l’administratif permet. Derrière chaque dossier, chaque process ou chaque organisation repensée, il y a une personne qui retrouve du temps, une entrepreneuse qui respire un peu mieux, une entreprise qui avance plus sereinement.

Avec la création d’Assistarya, ma vision s’est encore élargie. J’aime accompagner les projets dans leur globalité, voir les entreprises grandir, les équipes se structurer et les assistantes virtuelles prendre confiance et évoluer. Ce qui m’anime au quotidien, c’est de savoir que mon travail a un impact concret sur la vie des personnes que j’accompagne.

Finalement, ce qui me passionne le plus, c’est l’humain qui se cache derrière.

Comment fais-tu pour garder un équilibre entre ta vie pro et ta vie perso ?

Je crois que je suis encore en train d’apprendre. Après un burn-out en 2020, j’ai compris à quel point il était important de prendre soin de soi, mais entre comprendre une leçon et l’appliquer au quotidien, il y a parfois un monde.

Je suis passionnée par mon métier et par les projets que je porte. J’aime mon travail, j’aime développer Assistarya, accompagner mes clientes, faire grandir l’agence et imaginer de nouvelles idées. Alors, comme beaucoup d’entrepreneuses, j’ai parfois du mal à décrocher. Je ne pense pas qu’il existe un équilibre parfait, surtout quand on exerce un métier que l’on aime profondément.

Heureusement, je suis bien entourée. Mon fiancé joue un rôle essentiel dans cet équilibre. Il est souvent celui qui me rappelle de fermer l’ordinateur, de lever le pied ou de profiter simplement du moment présent lorsque je me laisse embarquer par mes projets. Il me connaît par cœur et sait parfois reconnaître les signes avant moi.

J’essaie aussi de préserver du temps pour ce qui me ressource : la lecture, la musique, le sport, les jeux vidéo ou encore les moments cocooning avec une bougie allumée et mon chat noir à proximité. Ces parenthèses me permettent de recharger les batteries et de revenir avec plus d’énergie.

Aujourd’hui, je n’essaie plus d’être partout à la fois. J’essaie simplement de construire une vie dans laquelle mon entreprise a une place importante, sans prendre toute la place. C’est un équilibre en mouvement, parfois imparfait, mais qui me ressemble.

Le syndrome de l’imposteur, ça te parle ? Comment tu fais pour le surmonter ?

Oui, bien sûr. Je pense que, comme beaucoup d’entrepreneuses, il m’arrive encore de douter, surtout lorsque je sors de ma zone de confort ou que je franchis une nouvelle étape. Je l’ai ressenti lorsque je me suis lancée en 2022, puis à nouveau lorsque j’ai créé Assistarya. Passer d’assistante indépendante à fondatrice d’une agence, accompagner des dirigeantes dans leur développement ou encore aider d’autres assistantes virtuelles à faire grandir leur activité, ce sont des responsabilités qui peuvent parfois impressionner.

Avec le temps, j’ai appris à regarder le chemin parcouru plutôt que ce qu’il me reste à accomplir.

Quand le doute s’installe, je me rappelle que je m’appuie sur plus de 10 ans d’expérience dans l’administratif, sur les centaines d’heures passées à accompagner des clientes et sur les résultats obtenus ensemble.

J’ai aussi compris que le syndrome de l’imposteur apparaît souvent lorsqu’on évolue. Finalement, si je me sens parfois inconfortable, c’est souvent parce que je suis en train d’apprendre, de grandir ou d’oser quelque chose de nouveau. Aujourd’hui, j’essaie donc de voir le doute comme le signe que je continue d’avancer.

Et puis, j’ai la chance d’être entourée. Mon équipe, mes clientes, mon entourage et les entrepreneuses avec lesquelles j’échange me rappellent régulièrement que personne n’a toutes les réponses et que nous avançons toutes avec nos forces, nos doutes et nos imperfections. C’est aussi ce qui rend cette aventure si humaine.

De quoi es-tu la plus fière dans ton parcours d’entrepreneuse ?

Ce dont je suis le plus fière aujourd’hui, c’est le chemin parcouru.

Après mon burn-out en 2020, j’ai dû me reconstruire, retrouver confiance en moi et apprendre à voir certaines de mes différences comme des forces. Pendant longtemps, j’ai considéré ma sensibilité et mon hypersensibilité comme des fragilités. Aujourd’hui, je sais qu’elles font partie de mes plus grandes qualités. Elles me permettent d’être à l’écoute, de comprendre les besoins des autres et de créer des relations de confiance sincères avec les personnes que j’accompagne.

Je suis aussi fière d’avoir continué malgré les doutes. Comme beaucoup d’entrepreneuses, j’ai connu des périodes où j’ai eu envie de tout arrêter, où je me suis demandé si j’étais à ma place ou si j’en étais capable. Pourtant, à chaque fois, je me suis relevée en me reconnectant à ce qui m’animait profondément : aider les autres et construire quelque chose qui ait du sens.

Lorsque je me suis lancée en 2022, je n’imaginais pas que cette aventure me mènerait à créer Assistarya. Aujourd’hui, je suis fière d’avoir construit une agence qui me permet d’accompagner davantage d’entrepreneuses et d’entreprises, tout en transmettant mon expérience à d’autres assistantes virtuelles qui souhaitent se lancer ou développer leur activité. J’aime l’idée de pouvoir leur offrir le soutien, les conseils et l’encouragement que j’aurais parfois aimé recevoir à mes débuts.

Si je devais résumer ma plus grande fierté en une phrase, ce serait celle-ci : je suis fière de ne pas avoir laissé mon burn-out écrire la suite de mon histoire. J’ai choisi d’en faire une force, et aujourd’hui cette force me permet d’aider d’autres personnes à avancer à leur tour.

Raconte-nous une fois où tu as vraiment dû sortir de ta zone de confort.

Sans hésiter, la création de l’agence Assistarya.

Lorsque je me suis lancée dans l’entrepreneuriat en 2022, j’étais seule à bord. J’avais l’habitude de tout gérer moi-même, de maîtriser chaque détail et de pouvoir compter uniquement sur mon travail. Créer une agence m’a obligée à changer complètement de posture.

J’ai dû apprendre à déléguer, à faire confiance, à transmettre mes méthodes et à accepter que les choses puissent être réalisées différemment de ma propre façon de faire. Pour quelqu’un qui aime l’organisation et qui a longtemps porté beaucoup de responsabilités seule, cela représentait un véritable défi.

Cette évolution m’a également poussée à prendre davantage ma place. Il a fallu parler de mon activité, développer ma visibilité, partager mon expertise et porter une vision plus grande que moi. J’ai découvert que diriger une agence consistait aussi à créer un collectif, soutenir d’autres professionnelles et leur permettre de grandir à leur tour.

Avec le recul, je mesure à quel point cette sortie de zone de confort m’a fait évoluer. Elle m’a appris que faire confiance permet à chacun d’apporter sa valeur, sans perdre le contrôle pour autant. Aujourd’hui, voir des entrepreneuses et des assistantes virtuelles s’épanouir grâce à Assistarya est l’une de mes plus belles récompenses.

Cette expérience m’a surtout montré qu’il y a souvent de très belles choses de l’autre côté de nos peurs.

Quelle est la plus grande leçon que tu as apprise sur toi-même depuis que tu es entrepreneuse ?

La plus grande leçon que j’ai apprise sur moi-même est que mes différences ne sont pas des faiblesses.

Pendant longtemps, j’ai pensé que j’étais trop sensible, trop émotive ou trop discrète pour entreprendre. Je suis quelqu’un d’introverti et, dans un monde où l’on valorise souvent les personnalités extraverties, j’avais parfois l’impression de ne pas correspondre au profil de l’entrepreneuse « idéale ».

L’entrepreneuriat m’a obligée à me confronter à ces croyances. Avec le temps, j’ai compris que ma sensibilité, mon empathie, ma capacité d’écoute et ma discrétion étaient en réalité de véritables forces. Elles me permettent de créer des relations de confiance sincères, de comprendre rapidement les besoins de mes clientes et d’accompagner les personnes qui m’entourent avec authenticité.

J’ai aussi longtemps cru qu’entreprendre signifiait forcément aimer être visible, prendre la parole partout et rechercher la lumière. En réalité, j’ai découvert que l’on pouvait réussir autrement. Je suis parfaitement heureuse dans les coulisses. Ce que j’aime, c’est de voir mes clientes briller grâce au travail accompli ensemble. J’aime être celle qui soutient, structure, accompagne et permet aux projets d’avancer dans l’ombre.

J’ai également appris que je n’avais pas besoin de tout porter seule. La création d’Assistarya m’a montré que faire confiance, transmettre et construire avec les autres était une force.

Enfin, j’ai compris qu’il était possible d’être à la fois ambitieuse, introvertie, hypersensible et dirigeante. Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait choisir entre la réussite et la douceur. Aujourd’hui, je sais que les deux peuvent parfaitement coexister.

C’est probablement la plus belle découverte que l’entrepreneuriat m’ait offerte : apprendre à m’accepter telle que je suis et faire de cette authenticité une force.

Comment as-tu construit ton réseau pro ?

Je vais faire une confession qui risque de surprendre dans le monde de l’entrepreneuriat : je n’aime pas prospecter. Je n’aime pas non plus les événements de networking. Pour être honnête, je préfère souvent rester chez moi avec un livre, mon chat et une bougie allumée plutôt que de faire le tour d’une salle remplie d’inconnus.

Pendant longtemps, j’ai cru que c’était un frein. Puis j’ai compris que l’on pouvait développer son activité autrement.

Depuis le début de mon activité, j’ai eu la chance de pouvoir compter sur la confiance de mes clientes. Une grande partie de mon développement s’est faite grâce aux recommandations, au bouche-à-oreille et aux personnes qui ont parlé de mon travail autour d’elles. C’est probablement la plus belle reconnaissance que je puisse recevoir.

Je ne suis pas restée dans mon coin pour autant. Lorsque je découvre une personne, une entreprise ou un projet qui m’inspire, je n’hésite pas à envoyer un message. Simplement parce que je suis curieuse, que j’aime découvrir les parcours des autres et échanger avec des personnes dont j’admire les valeurs ou la vision. Certaines de mes plus belles collaborations sont nées de cette façon.

LinkedIn a également pris une place importante dans mon parcours. Me rendre visible n’a pas toujours été naturel pour moi, mais j’ai compris que partager mon expérience, mes réflexions et mes valeurs me permettait d’attirer des personnes avec lesquelles je partage une vision commune de l’entrepreneuriat.

Avec le recul, je réalise que mon réseau s’est construit exactement comme je construis mes collaborations : avec beaucoup de sincérité, de curiosité et de confiance.

Je cherche à créer de vraies relations plutôt qu’à accumuler les contacts. Et ce sont elles qui ont construit mon réseau au fil des années.

Quelle empreinte aimerais-tu laisser dans ton domaine ?

J’aimerais que l’on retienne qu’il est possible de réussir autrement.

Pendant longtemps, le monde professionnel a valorisé la performance à tout prix, le fait d’être toujours disponible et de porter seule le poids de son entreprise. Mon burn-out m’a appris à quel point cette vision pouvait être destructrice. Aujourd’hui, j’ai envie de montrer qu’il est possible d’entreprendre avec ambition tout en respectant ses limites, sa santé et son équilibre.

À travers Assistarya, j’espère contribuer à alléger la charge mentale des entrepreneuses et des dirigeantes qui portent déjà énormément au quotidien. J’aimerais qu’elles comprennent qu’elles n’ont pas besoin de tout gérer seules et que demander de l’aide n’est ni un aveu d’échec ni un manque de compétence. Savoir s’entourer est souvent une véritable force.

J’aimerais également participer à faire évoluer le regard porté sur les métiers de l’assistanat. Longtemps, ils ont été perçus comme des métiers d’exécution ou de simple soutien administratif. Pourtant, une assistante peut être bien plus que cela : un véritable bras droit, une partenaire stratégique, une coordinatrice, une facilitatrice et parfois même un pilier dans le développement d’une entreprise. Je rêve de contribuer, à mon échelle, à dépoussiérer cette image et à valoriser toutes les compétences qui se cachent derrière ce métier.

Enfin, j’aimerais continuer à transmettre. Que ce soit auprès des entrepreneuses que j’accompagne ou des assistantes virtuelles qui se lancent à leur tour, j’espère montrer qu’il est possible de construire une activité solide sans renoncer à sa sensibilité, à sa douceur ou à ses valeurs.

Si mon parcours, mon travail ou mes mots peuvent permettre à quelqu’un de se sentir moins seul, d’oser davantage ou simplement de respirer un peu plus, alors je considérerai que j’ai laissé l’empreinte que je souhaitais.

Ton plus grand rêve pour ton entreprise, ce serait quoi ?

Mon plus grand rêve n’est pas de construire la plus grande agence. J’aime profondément l’idée d’une entreprise à taille humaine, où les relations ont du sens et où chacun trouve sa place.

Ce qui me fait vibrer au quotidien, c’est de voir les personnes que j’accompagne grandir, s’épanouir et prendre confiance en elles. J’adore voir une entrepreneuse retrouver de la sérénité, développer son activité ou enfin se consacrer à ce qu’elle aime vraiment. J’aime aussi voir une assistante virtuelle oser se lancer, évoluer et prendre conscience de sa valeur.

J’aimerais qu’Assistarya continue d’évoluer tout en conservant ce qui fait son identité : la proximité, la confiance, l’écoute et l’humain. Mon rêve est de continuer à construire de vraies relations sur le long terme avec mes clientes, mon équipe et mes partenaires.

Je rêve également d’avoir un jour un lieu physique à l’image d’Assistarya : un endroit chaleureux, accueillant et inspirant où je pourrais recevoir mon équipe, mes clientes, mes partenaires et mes prospects. Un véritable cocon où les idées circulent, où les projets prennent vie et où chacun se sent à sa place.

Le développement du pôle événementiel me tient aussi particulièrement à cœur. C’est un domaine qui me passionne parce qu’il me permet de mêler organisation, créativité, émotions et relations humaines. Et si cette aventure pouvait un jour me permettre de travailler aux côtés de mon fiancé, ce serait sans doute l’une de mes plus belles réussites. Nous partageons déjà beaucoup de projets de vie ensemble, alors pouvoir construire également un projet professionnel commun aurait une signification toute particulière.

La transmission occupe également une place importante dans ma vision. J’aimerais développer davantage les conférences, les interventions auprès des jeunes et des étudiants, et partager mon expérience avec celles et ceux qui hésitent encore à croire en leurs projets. Si mon parcours peut aider quelqu’un à oser, à se lancer ou simplement à se sentir moins seul, alors ce sera déjà une belle réussite.

Au fond, ce qui me rend le plus heureuse, c’est de voir les autres grandir. Si Assistarya peut continuer à contribuer à cela pendant encore de nombreuses années, alors j’aurai réalisé mon plus grand rêve.

Parlons outils & ressources

Quels sont les outils ou ressources qui ont transformé ta façon de travailler en tant qu’entrepreneuse ?

 Tiime

C’est un outil que j’utilise quotidiennement et qui m’a permis de simplifier considérablement toute la gestion administrative et pré-comptable de mon activité. En tant qu’assistante administrative, j’aime les outils intuitifs, efficaces et qui font gagner du temps. Tiime me permet de suivre mon activité sereinement et de me concentrer davantage sur mes clientes et le développement d’Assistarya.

 LinkedIn

Même si je suis quelqu’un de plutôt introverti, LinkedIn a profondément transformé ma façon d’entreprendre. Cette plateforme m’a permis de gagner en visibilité, de partager mes valeurs, de rencontrer des personnes inspirantes et de créer de belles opportunités professionnelles. J’y ai surtout trouvé un espace où il est possible d’être soi-même, de raconter son parcours et de créer des liens sincères. Pour moi, LinkedIn est devenu bien plus qu’un réseau social : c’est un véritable lieu d’échange et de rencontres.

Avec le recul, je réalise que ces ressources ont un point commun : elles m’ont permis de gagner en sérénité, de développer mon activité à mon rythme et de rester fidèle à mes valeurs tout au long de mon aventure entrepreneuriale.

Ton ou tes conseils ?

Quel conseil donnerais-tu à une entrepreneuse qui démarre que tu aurais aimé recevoir quand tu t’es lancée ?

Le premier conseil que je donnerais est simple : n’attends pas d’être prête pour te lancer. La vérité, c’est que l’on ne se sent jamais totalement prête. On apprend en avançant, en testant, en se trompant parfois et en recommençant.

Le deuxième serait de ne pas rester seule. Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait tout gérer soi-même pour être une « vraie » entrepreneuse. Avec le recul, je sais que c’est faux. S’entourer, demander de l’aide, échanger avec d’autres entrepreneurs ou déléguer certaines tâches ne sont pas des signes de faiblesse. Ce sont souvent les clés pour avancer plus sereinement et construire quelque chose de durable.

J’ajouterais également qu’il est important de ne pas se comparer aux autres. Chacun avance à son rythme, avec son histoire, ses contraintes et ses ambitions. Les réseaux sociaux montrent souvent le résultat, rarement le chemin parcouru pour y arriver.

Enfin, je lui dirais de ne pas chercher à devenir l’entrepreneuse que les autres attendent. Pendant longtemps, j’ai cru qu’il existait une seule façon de réussir : être toujours disponible, tout faire seule, être visible partout. Aujourd’hui, je sais qu’il est possible d’entreprendre autrement. On peut être introvertie, sensible, aimer les coulisses plus que la lumière et construire malgré tout une belle entreprise.

Tu n’es pas obligée de reproduire le modèle de quelqu’un d’autre. Tu peux construire une entreprise qui respecte ton rythme, tes valeurs, tes ambitions et même tes particularités. C’est souvent là que se trouve la plus belle forme de réussite.

Au fond, le conseil que j’aurais aimé recevoir est celui-ci : fais-toi confiance. Tu n’as pas besoin d’être parfaite pour réussir. Tu as simplement besoin d’oser commencer.

Merci à toi, Sarah, pour avoir partagé ton histoire et tes précieux conseils avec nous !

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